Rentrée : communiqué de presse relatif au Comité technique spécial de Haute-Saône du 4 septembre 2014.

Les élus SNES ont refusé de sièger !
jeudi 4 septembre 2014
par  Cyril COUTURIER

Les représentants SNES-FSU des personnels enseignants du second degré ont choisi de ne pas siéger lors du Comité technique spécial de Haute-Saône du jeudi 6 septembre. En effet dans les autres départements de l’Académie, ce comité se tient fin septembre. Aussi, le SNES 70 a une nouvelle fois demandé le report du comité concernant le second degré car il paraît impossible d’avoir un peu de recul sur les conditions de rentrée dans les collèges le lendemain de cette dernière. D’autant plus que les services de la DSDEN sont dans l’incapacité de fournir des éléments chiffrés actualisés sur la rentrée. Les chiffres fournis pour cette réunion datent de juillet ! Le SNES-FSU n’ayant eu aucune réponse à sa demande de report, il a refusé de participer à la réunion.

Des effectifs par classe qui continuent d’augmenter 

 Au niveau national, les 2 521 emplois supplémentaires dans le second degré ne suffisent pas à compenser la hausse des effectifs, 22 942 élèves de plus cette année. Dans l’académie de Besançon, l’encadrement des élèves continue de se dégrader avec 300 élèves de plus mais un nombre de postes d’enseignants qui reste le même. La grande majorité des élèves se trouve dans des classes aux effectifs compris entre 25 et 30 en collège, 30 et 35 en lycée ce qui a, bien sûr, des répercussions sur les conditions d’apprentissage des élèves. En Haute-Saône, les effectifs sont quasiment stables, 3 classes ont été supprimées d’où des effectifs de plus en plus chargés dans les établissements. Les classes de 28-30 élèves ne sont ainsi plus des exceptions.

Des difficultés de recrutement 

 La volonté du Ministère de recréer les 60 000 postes supprimés sous le gouvernement Sarkozy se heurte au principe de réalité : les concours ne font plus le plein, et 3 640 postes offerts seront vacants à la rentrée, soit 21,5 % du total. Les professeurs de maths, de lettres, d’anglais ou d’allemand deviennent une denrée rare.
 Dans certaines parties de l’académie, les services rectoraux peinent à pourvoir tous les besoins d’enseignement. Certains établissements sont particulièrement touchés, en particulier dans les établissements ruraux isolés. Le rectorat est donc contraint de recruter des personnels non-titulaires, mal payés et précaires, pour assurer les cours dans ces établissements.
 Aussi, les conditions d’apprentissage des collégiens haut-saônois risquent encore de se dégrader cette année. Une école bienveillante voulue par nos deux derniers ministres de l’Education Nationale doit d’abord accueillir ses enfants dans des conditions satisfaisantes tant en limitant les effectifs par classe qu’en recrutant des fonctionnaires enseignants bien formés à ce métier.
 

Contact : Cyril Couturier (06.87.66.94.65)


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