CTA DU 23 JUIN : calme avant la tempête ?

mercredi 5 juillet 2017
par  Nathalie Faivre

La séance du CTA du 23 juin a été marquée par des manifestations d’une volonté du rectorat d’apaiser les débats et d’entretenir de bonnes relations avec les organisations syndicales. Tant d’amabilités auraient presque déstabilisé la délégation FSU ! Peut-être n’était-ce là que le calme avant la tempête ? Tout le monde attend avec inquiétude les premières mesures de fond que prendra le nouveau ministre...

En attendant, les différentes organisations syndicales ont réagi de façon très différenciée aux premières mesures Blanquer : le SGEN et l’Unsa ont protesté contre l’édulcoration des réformes qui en résulte. Seule la FSU a souligné les effets pervers d’un renvoi au local des modalités d’application de réformes contestées par tous, au lieu de leur abrogation pure et simple, ainsi que le caractère improvisé et inefficace de décisions prises début juin pour application à la rentrée.

Le recteur quant à lui a mentionné son inquiétude par rapport à des personnels surmenés : la fuite d’eau dans le local informatique du rectorat et le préavis de grève qui a pesé sur les épreuves de français ont épuisé ses troupes. Admirable mansuétude que l’on aimerait voir pour les profs aussi !

Les points à l’ordre du jour n’étaient pas de nature à susciter des conflits : le rectorat fait des efforts pour ouvrir des ULIS, des UPE2A, des dispositifs relais, des options en lycée, des bilangues en collège… Il souhaite que les bac pro poursuivent leurs études en BTS… Le seul problème, c’est qu’il n’a pas les moyens de financer tout cela de façon suffisante, et que ce qu’il donne d’un côté est forcément repris de l’autre. L’idée de réduire les classes de CP en REP+ à 12 élèves oblige à reprendre 30 postes dans le Doubs à d’autres écoles. Le corollaire de l’ouverture de structures nombreuses pour faire face à la difficulté scolaire, c’est une DHG insuffisante pour bien des établissements. Le seul point réellement positif de cette séance du CTA a été l’élaboration d’une circulaire sur les non-titulaires qui a le mérite de cadrer leurs conditions d’emploi et leur rémunération.