E.A.F. 2018 : les évolutions

jeudi 14 juin 2018
par  Philippe Piguet

Le rectorat a-t-il davantage pris conscience cette année de la charge de travail importante des professeurs de Lettres et de la nécessité de proposer une organisation des épreuves de Français plus raisonnable ? Voulant jouer l’apaisement, et certainement s’épargner une nouvelle fronde, la DEC et l’Inspection de Lettres ont proposé une organisation moins scandaleuse que celle imposée l’année dernière. Nul doute que les action syndicales, notamment le spectre du préavis de grève posé pour le premier jour des épreuves orales de la session 2017 mais aussi les courriers au rectorat, ainsi que les nombreuses protestations des collègues de Lettres, sont encore bien présentes dans les mémoires. Le rectorat avait fait cette année un premier pas en réunissant les organisations syndicales le mardi 30 janvier afin de présenter des aménagements pour les épreuves de l’E.A.F qui tenaient compte des doléances des collègues de Lettres. Les convocations qui viennent d’arriver dans les établissements entérinent un certain nombre d’avancées que la mobilisation collective a permis d’obtenir : un nombre de candidats à l’oral par jour moindre, davantage de temps pour corriger les copies, une remontée des descriptifs plus tardive (vers le 08 juin et non plus à la mi mai), plus de jury convoqués. Ces efforts vont dans le bon sens, mais le SNES-FSU sera vigilant pour améliorer encore les conditions d’examen pour les enseignants, car la charge de travail reste importante. Le rectorat a par ailleurs réaffirmé son engagement à décharger complètement les collègues convoqués au baccalauréat et en complément de service en collège. N’hésitez pas à nous faire part de toute situation problématique en contactant le S3 (03.81.47.47.90. s3bes@snes.edu)
Stéphane Grégoire