Déclaration préalable du SNES-FSU au CT du 1er février 2013 .

lundi 14 janvier 2013
par  David Caillet

Comité technique départemental de Haute-Saône

Déclaration préalable SNES-FSU

Lors du groupe de travail, la préparation de rentrée 2013 pour les collèges de Haute-Saône a été présentée aux organisations syndicales comme une copie de la rentrée 2012.
Nous ne savons si cela résulte de votre part d’un excès d’optimisme ou d’une pratique intensive de la méthode Coué, mais nous, représentants des personnels, n’avons pas du tout la même lecture.
Tout d’abord, rappelons que l’enseignement secondaire sort d’une décennie de diminution importante, voire drastique, de moyens pour les années 2007-2012. Entre 2001 et 2012, la Haute-Saône a perdu plus de 80 enseignants alors que les effectifs ont baissé de 93 élèves, c’est donc l’équivalent de 2 collèges moyens qui auraient été fermés en 11 ans. La rentrée de 2012, comme les précédentes, ne peut donc être présentée comme un modèle de réussite. En 2013, les collégiens haut-saônois, malgré l’alternance politique, semblent donc avoir été oubliés par le changement (sans parler des Lycées de Franche Comté qui perdent en moyenne plus de 30 heures de DGH chacun !). Le projet de rentrée 2013 peut donc paraître le même que celui de 2012 mais dans le détail, il accroît encore davantage les difficultés d’apprentissage de nombreux collégiens.

Les effectifs dans les collèges continuent leur lente mais réelle progression et la DGH n’augmente pas, l’excédent de 24 heures n’étant dû qu’à la création d’une ULIS. De plus le H/E se dégrade dans de nombreux établissements. Aussi, ce que nous dénonçons depuis des années va produire les mêmes effets :
- classes toujours surchargées, conditions d’apprentissage difficiles,
- conditions de travail pour les enseignants qui se dégradent ne serait-ce qu’avec la multitude de compléments de service que va entraîner ce projet de rentrée,
- sous encadrement persistant dans les établissements.

Vous avez largement développé l’importance à vos yeux du vivre ensemble lors de votre premier CDEN. Nous partageons bien entendu cette idée. Pour autant, la profession ne cesse de rappeler que toute amélioration du vivre ensemble passe par de meilleures conditions matérielles et d’accueil des élèves. Malheureusement, ce n’est pas à 28 par classe que l’on peut faciliter ce vivre ensemble !

Rappelons pour conclure que le Groupe de travail comme le Comité technique sont des instances de dialogue social et non de simples réunions d’informations sur ce qui se décide au niveau rectoral ou ce qui est ajusté au niveau local. Aussi, gageons que fort des remarques des représentants du personnel, vous pourrez apporter rapidement des solutions aux difficultés soulevées par ce projet de rentrée.