Violences policières à Besançon samedi 30 mars 2019

mercredi 3 avril 2019
par  David Caillet

Samedi 30 mars 2019, lors de la dispersion de la manifestation des gilets jaunes, une journaliste de Radio Bip/Média 25 a filmé un policier assénant un violent coup de matraque sur la tête d’un manifestant qui ne semblait représenter aucune menace. La préfecture du Doubs a rapidement réagi en annonçant qu’il s’agissait d’un recours « proportionné » à la force dans le contexte du moment, arguant notamment de la présence de supposés « casseurs » ce jour-là... Il s’avère que le préfet s’est quelque peu arrangé avec la réalité lors de ses premières déclarations
portant le discrédit sur tous les manifestants accusés de faire le jeu de la violence. Depuis, devant le tollé national déclenché par les images, il a décidé de saisir l’IGPN. Cette décision à minima ne peut faire taire les questions que posent l’attitude des forces de l’ordre à Besançon lors des manifestations du samedi. Par ce communiqué la section syndicale académique du SNES-FSU dénonce la répression excessive subie par les manifestants samedi 30 mars à Besançon. Depuis le début du mouvement des gilets jaunes dans la ville, le recours à la force systématique et sans précédent ne peut se justifier par un quelconque climat de tension ou la présence de supposés « casseurs ».Quelque soit le contexte, la section académique du SNES-FSU tient à rappeler son attachement aux libertés publiques dont la liberté de manifester fait partie.